Le Canard de Barbarie - Echos de la Musique Mécanique

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mercredi 7 mars 2007

2006 - Tours d'Horizon

Si le dernier Canard que vous ayez reçu date d’octobre 2005, n’incriminez pas le manque d’efficacité de la Poste, ni un zèle sélectif de votre secrétaire! Ce n’est pas non plus un oubli et vous n’avez pas subi de disgrâce dans notre fichier d’adresses. D’abord, il y a eu tellement de choses à vivre qu’il était difficile de vous les relater. Seul derrière mon clavier, j’ai un peu de mal à faire, à montrer et à raconter. Sans doute, pour vous faire vivre en direct nos aventures et nos émotions, devrais-je m’équiper d’une camera vidéo frontale, d’un micro oreillette et d’une antenne satellitaire comme la journaliste d’Almodovar dans « Kika ». Mais je n’ai pas trouvé le costume assez seyant… De fait, nos vies professionnelle, privée et émotionnelle ont été particulièrement passionnantes et variées pour nous faire temporairement lâcher la plume. Jugez par vous-même :

  • L’animation du show-room de Paris, rue Violet avec nos amis d’Un Jour, Un Artisan.
  • Expertise de la collection et rédaction du catalogue de la vente de Boites à Musique, de novembre 2005 chez Artcurial à Paris. Avec la mise en ligne d’un site spécialement dédié : www.boites-a-musique-anciennes.com
  • Présentation de nos orgues à Pékin, dans le cadre de « France, des maisons à vivre. ».
  • Exposition de notre savoir faire à Moscou, au Musée des Arts et Traditions Populaires
  • Refonte de nos différents sites : Pour l’activité facture d’orgues : www.leludion.com. Pour la diffusion culturelle : www.musique-mecanique.com. et www.la-galerue.com
  • Création et mise en ligne du blog du Canard de barbarie. Un moyen pratique de communiquer et de répondre à vos questions en direct.
  • Création d’un spectacle de lanterne magique avec projection de documents anciens montrant l’Orgue et ses joueurs à toutes les époques, sur les Festivals, en particulier ceux de Bon Encontre et des Gets.
  • L’ouverture d’une boutique sur eBay : stores.ebay.fr/le-ludion-musique-mecanique/
  • Labellisation « Entreprise du Patrimoine Vivant » par le Ministère du Commerce et des PME.
  • Agrément d’Expert Judiciaire prés la Cour d’Appel de Toulouse.
  • Préparation d’une nouvelle exposition culturelle, patrimoniale et évènementielle à Moscou, pour juillet 2007.
  • Participation au prochain Musicora au Carrousel du Louvre à Paris du 16 au 18 Mars 2007.

Evidemment, tout cela s’est fait en assurant la réalisation de nouveaux instruments, les livraisons, les impedimenta, avec comme récompenses de grandes joies, mais aussi les tracas quotidiens. En définitive, tout ce qui fait la vie…

mardi 16 janvier 2007

Nomination comme Expert Judiciaire près la Cour d'Appel de Toulouse

A travers les expériences vécues, j’ai la conviction de toujours œuvrer pour mieux faire connaître les sujets qui me passionnent et d’avoir apprécié ou permis de faire apprécier justement les pièces qui m’étaient confiées.

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samedi 9 décembre 2006

La gamme de l'orgue de barbarie

Un orgue de barbarie, ça ne joue pas toutes les notes de la gamme

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Et la différence avec un orgue de barbarie contemporain

C'est un orgue traditionnel, conçu pour jouer le répertoire d'aujourd'hui.

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mardi 14 novembre 2006

Au fait, c'est quoi "un orgue de barbarie"?...

Traditionnellement l'Orgue de Barbarie est un instrument de saltimbanques, joué au coin de la rue.

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mercredi 8 novembre 2006

Gilette, Frigidaire, Limonaire et les autres...

J’ai toujours été fasciné par le nom de gens comme M Thulevin, négociant bordelais, ou de Marie Chantal Noël, ethnologue spécialisée dans les rites de cadeaux et d’étrennes dans les peuplades occidentales de la fin du IIème millénaire. Un de nos collaborateurs ébéniste porte le patronyme de Rabot. On dit que la fonction crée l’organe… Est-ce que le nom crée la fonction ? Avez vous déjà pensé au poids de la tradition quand on se regarde dans la glace et que l’on s’appelle Monsieur Gilette, ou que l’on s’installe au petit déjeuner, en face de Monsieur Frigidaire.

Est-ce que M. Limonaire était prédestiné, ou bien s’est il fait lui même la réputation que l’on sait. Etait-ce l’inné, le responsable, ou bien l’acquit a-t-il encore frappé ? De fait, et depuis cent cinquante ans, nous, les joueurs d’orgue de Barbarie, devons expliquer que " Limonaire " et " Orgue de Barbarie " ne sont pas synonymes.

De tout temps, le joueur d’orgue a utilisé dans la rue un instrument portatif, autrefois à cylindre, maintenant à cartons, pour mendier (beaucoup moins souvent qu’on le croit), vendre des petits formats (ces partitions - feuilles volantes, qui diffusent les airs à la mode), pour attirer les badauds le temps d’un spectacle de montreurs d’ours ou de lanterne magique -déjà la diffusion des images a besoin d’une bande son. Le tourneur -manipulateur est souvent un voyageur dont l’accent (fort) le rend incompréhensible et l’appellation " de Barbarie " stigmatise cet homme étrange venu d’ailleurs. En Allemagne, il était surtout utilisé pour diffuser des textes séditieux… Ces chansonniers ont été les premiers à souffrir de l’avènement du nazisme qui ne supporte pas leurs accents libertaires.

A l’autre bout de la ville, sur le champ de foire, le forain, voyageur lui aussi, a besoin pour rentabiliser son " métier ", son " tournant ", de briller plus fort que ses voisins, de faire la roue, la plus grande possible, d’être vu et aussi entendu. Car tout le monde vous le dira, pour être bien vu , il faut être entendu…Et pour cela, avoir le plus beau, le plus gros, le plus riche des orgues de foire : alors il cherche un fournisseur, s’intéresse aux différentes marques, et choisi ce qui lui semble être la référence, j’ai nommé la maison Limonaire & Frères, installée à Paris, avenue Daumesnil, au N° 166.

Cette société fondée vers 1840, par le Monsieur du même nom, a su si bien réaliser, harmoniser, vanter, vendre ses instruments que de leur nom de marque, elle a fait un nom commun. Le comble. La Maison Limonaire a fermé en 1932. Les héritiers recherchent des traces de leur histoire familiale, et le nom est tombé dans le domaine public; ce qui fait qu’aujourd’hui, nous, fabricants d’orgues mécaniques de toute taille, sommes fiers de continuer la tradition et de fabriquer des limonaires et des orgues de barbarie.

Bienvenue

En rédigeant ce premier billet, la question que je me posais, était très simple : Comment allez vous percevoir ce nouveau médium de Barbarie. Est-il nécessaire dans le paysage mécanico-musical, où est ce un coin-coin de plus dans la toile. Est ce un nouveau papier dans votre boite aux lettres... ou la réponse à vos attentes les plus évidentes.

Je n’ai pas encore la réponse à cette question ? Mais je compte sur vous pour me la donner : Dites moi, d’abord si, je peux continuer à vous faire part de mes humeurs, ou de mes coups de cœur ?, si les renseignements apportés nous permettent de faire mieux connaissance, ou sont sans intérêt.

J'essaierai de répondre à vos questions et peut être même de les anticiper. Je souhaiterai que ce bloc-notes soit un moyen d’échange, et de partage, qu’il soit une fenêtre ouverte sur le monde des collectionneurs, des amateurs, des chanteurs, des créateurs, de tous ceux qui font de la Musique Mécanique l’objet de leur passion. Philippe Crasse.

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