Quand l’idée d’un carillon automatique a germé dans l’esprit de Denis
Bouchet, j’imagine que c’était pour faire écho à ceux de Hollande et
d’Allemagne. J’avais bien remarqué, lors de nos participations aux bourses
d’échange de Rüdesheim, le carillon de porcelaine de Saxe qui orne la façade du
Mechanische MusikKabinet de Siegfried Wendel. Il tintinnabule d’un son
cristallin pour marquer la fuite du temps.

Mais je pensais que c’était une oeuvre unique, contemporaine. Lors de notre
visite du célèbre Zwinger, à Dresde, quelle ne fut pas ma surprise de retrouver
le même instrument automatique, mais développé sur la totalité de la façade du
Glockenspielpavillon (photo de droite). Renseignement pris, le carillon
installé dans les années 20 est une production des porcelaines de
Meissen.
Aux Gets, les cloches seront d’airain, grâce aux Ets Paccard, affaire familiale
implantée depuis 1796 en Savoie et Entreprise du Patrimoine Vivant.
La réalisation de ce carillon de treize
cloches, rendue possible grâce à une souscription populaire, a été ponctuée par
la fonte de la plus grosse pièce en public sur la place de la mairie (photo de
gauche). Combien de personnes à notre époque peuvent se vanter d’avoir assisté
à un aussi rare événement? Rendez-vous est pris pour écouter l’ensemble lors du
prochain festival en Juillet 2010.

